Les devoirs, le retour du journal à l’école : ce qu’a dit le ministre Valditara

Que prévoit la nouvelle circulaire ? Qui est Giuseppe Valditara ? Comment fonctionne le registre électronique ?

Combien de fois est-ce arrivé ? Le dîner est terminé, le sac à dos est déjà fermé près de la porte, et à huit heures du soir arrive la notification du registre électronique : il y a un nouveau devoir à remettre demain matin. Ceux qui ont des enfants qui vont à l’école savent bien comment la maison change en un instant, avec des livres à rouvrir et des ambiances qui changent soudainement. C’est exactement ce que le ministre de l’Éducation et du Mérite, Giuseppe Valditara, souhaite éviter avec les nouvelles dispositions sur le registre électronique.

Le ministre a fait savoir qu’une nouvelle circulaire arriverait, plus sévère que les indications déjà envoyées aux instituts, pour mettre un terme aux devoirs assignés en dehors des heures normales. Une précision s’impose cependant, car cela change beaucoup les choses : pour l’instant il s’agit d’une annonce. Le texte n’est pas encore paru et il n’y a donc aujourd’hui ni nouvelle obligation, ni règle déjà en vigueur dans les écoles.

Devoirs sur le registre électronique le soir : ce que Valditara veut changer

L’exemple choisi par le ministre est très concret et parle d’un hypothétique enseignant qui télécharge une activité à réaliser le lendemain matin sur le registre électronique à 20 heures. Selon Valditara, cette voie ne devrait pas être empruntée. Si des travaux doivent être effectués pour le lendemain, ils doivent être communiqués en classe, pendant le cours, et notés par l’élève dans son agenda.

La plateforme ne peut donc pas être transformée en sonnette pour être contrôlée à toute heure, même lorsque vous êtes enfin assis sur le canapé ou que vous êtes déjà en pyjama. Les soirées servent à se reposer, à être ensemble, à souffler un peu. Attention toutefois à ne pas se méprendre sur la portée de l’intervention : personne ne veut supprimer les tâches et personne n’entend renoncer au registre, qui continuera à remplir toutes ses fonctions. Ce qui est en cause, ce sont uniquement les délais et les modalités par lesquels les livraisons parviennent aux étudiants.

Agenda papier et tests : pourquoi le ministère demande plus de coordination entre les enseignants

Le deuxième point concerne le retour du journal papier, notamment au premier cycle. Écrire à la main ce qui doit être fait dans la maison n’est pas une nostalgie comme une fin en soi mais c’est un moyen d’entraîner les plus petits à l’organisation, à la mémoire, à la responsabilité de se souvenir eux-mêmes des choses au lieu de tout déléguer à une application.


Vient ensuite le chapitre de vérification. Déjà la circulaire MIM n. 2443 du 28 avril 2025, adressée aux directeurs scolaires des écoles publiques et aux coordinateurs pédagogiques des écoles privées, a demandé aux enseignants de planifier les tests et les devoirs en regardant également ce que leurs collègues avaient établi, afin que tout ne tombe pas le même jour. Valditara lui-même a cité le cas de plusieurs épreuves difficiles organisées ensemble : dans ces conditions, il devient difficile de bien étudier et de se présenter sereinement à l’épreuve. L’annonce de ces horaires découle justement du constat que ces recommandations n’étaient pas acceptées de la même manière partout.

Nous sommes donc face à une intention déclarée plutôt qu’à une règle écrite. Mais le signal qui parvient aux écoles est assez clair : plus de planification, plus de dialogue dans les conseils de classe et un peu plus de respect du temps des familles. En attendant le texte officiel, le conseil reste le même que toujours : en parler avec les professeurs, sans attendre qu’une circulaire le fasse à notre place.